Il y a plus de 10 ans, j’ai entendu parlé d’une pratique qui m’a profondément interpellée : le tithing (anglais). D’abord étonnée, puis plutôt sceptique, ma première réaction a été de me méfier. Le tithing est une pratique qui implique donner de son argent et à priori, de manière générale, je préfère garder mon argent… en tout les cas, m’assurer que je le dépense raisonnablement ! Il était donc indispensable d’être certaine que j’étais sur la bonne voie. Pourquoi donner de mon argent, à qui le donner, et surtout, comment valider qui au final allait en profiter ? C’est donc dans un premier temps avec méfiance que j’ai exploré cette pratique inconnue et nouvelle pour moi.

Ce qui est amusant (et sûrement pas un hasard) c’est que, malgré mes doutes et mes résistances, cette thématique avait l’art de régulièrement (ré)apparaître dans ma vie (au fil d’un livre, d’un article, d’une conférence ou d’une conversation !). Si bien que j’ai finalement décidé de l’expérimenter concrètement !

Aujourd’hui, je la mets au coeur de ma vie et souhaite partager avec vous les bénéfices que j’y trouve.

Cette pratique moderne, encore largement méconnue en France, découle de “La dîme” que l’on retrouve mentionnée dans l’ancien testament, c’est donc une pratique religieuse pratiquée dans le judaïsme et dans la chrétienté. La dîme vient du mot latin “decima” (dixième), c’était une sorte d’impôt collecté en faveur de l’Eglise. Au Moyen âge, elle était obligatoire en France et correspondait souvent à une part de la récolte.

Aujourd’hui le tithing n’a plus rien à voir avec l’impôt originel dont il tient sa source puisque justement, la démarche est volontaire et non obligatoire.

Je l’ai découverte pour la première fois en 2001 dans un centre spirituel très connu de Los Angeles (Agape, fondé par le révérend Michael Beckwith). Puis c’est ensuite en grande partie Edwene Gaines, auteure des “4 lois spirituelles de la prospérité”, qui m’a permis d’approfondir ce sujet, d’abord par le biais de son livre, puis dans le cadre d’une formation intensive de “Master Prosperity Teacher” (titre de formateur spécialisé en prospérité),  que j’ai suivi en Alabama à l’automne 2016.

La pratique du “tithing” consiste à reverser 10% de tout ce que nous recevons à une personne, lieu ou institution qui nous a nourri spirituellement. Ces sources de nourriture spirituelle peuvent être nos lieux de culte mais pas nécessairement. Elles peuvent être une personne que nous avons entendu  dans une interview, un auteur, un artiste, un professeur, un ami, un parent… pas besoin donc d’être religieux pour le pratiquer.

 Il est important de ne pas confondre le tithing avec les dons que nous faisons à des personnes (ou des associations) qui sont dans le besoin. Les deux sont importants mais il ne faut pas faire l’erreur de penser que c’est la même chose. Le tithing en effet n’est pas un acte de générosité, c’est un acte d’abondance. Avec cette pratique nous apprenons à reconnaître et à remercier ceux qui nous nourrissent, intellectuellement et spirituellement. C’est un acte de gratitude envers les personnes et les organisations qui nous inspirent et nous font grandir.

Pratiquer le tithing est un acte de confiance énorme en la vie. C’est un acte puissant qui va à l’encontre de nos habitudes. Nous savons que nous devons apprendre à partager nos ressources avec ceux qui en ont moins… mais ici nous sommes invités a partager nos ressources avec ceux qui nous nourrissent !

Pourtant, si l’on commence à donner aux deux, alors que nous reste-t-il à la fin ? L’argent… on a rarement l’impression d’en avoir assez ! Il y a toujours une très bonne raison de vouloir le garder (la retraite, les études des enfants ou le remplacement de la “trop” vieille machine à laver).

Que va-t-il se passer si on laisse partir l’argent ainsi ? Allons-nous être en danger ? Je me débats encore régulièrement pour me libérer de tous les blocages que je porte en moi dans mon rapport avec l’argent.

Il est clair que cette pratique vient me chambouler !

Pourtant finalement, elle m’a “forcé” à faire de mon inspiration une priorité, car pour être honnête, je me suis retrouvée plusieurs fois à ne pas savoir à qui donner ! Coincée dans la spirale de mon quotidien, les jours passaient et je me retrouvais, à la fin du mois, recevant mon bulletin de paie et me rendant compte que je n‘avais pas pris soin de me nourrir spirituellement. Ou bien j’avais été “nourrie” mais je n’avais pas vraiment fait attention à ce que j’avais reçu, je l’avais un peu ignoré, oublié ou même délaissé.  

A l’inverse des impôts, dont l’utilisation ne relève pas de notre choix personnel, ou des sectes qui peuvent imposer à leurs disciples de donner leurs revenus, nous avons ici entière liberté pour choisir combien et à qui nous voulons donner.

J’ai ainsi rédigé un chèque à ma prof de Yoga qui, lors de la méditation à la fin du cours, a sorti sa guitare et s’est mise à chanter avec une voix si généreuse et délicieuse que j’ai été profondément touchée, j’ai eu envie de repartager cette abondance avec elle.

J’ai aussi un jour envoyé un chèque à une de mes clientes qui faisait un travail intérieur si puissant pour dépasser ses limites et révéler ce qu’elle avait au fond de son coeur que j’étais épatée et inspirée par sa persévérance et son engagement à toujours s’élever. J’ai envoyé plusieurs chèques à des auteurs dont les livres avaient fait chanter mon coeur et un jour à un couple d’amis qui traversaient, avec une grâce et une authenticité touchante, une période très difficile de leur vie. Une de mes amies qui pratique aussi cet exercice d’abondance et qui marche quotidiennement en bord de mer a choisi de faire un don à une association locale de protection du littoral.

En écrivant ces chèques, j’ai appris à valoriser ce que je reçois. J’ai appris qu’avec le tithing, je donne aux autres tout en augmentant mon capital intérieur. Je vois la beauté et la bonté de la vie et je m’engage financièrement à nourrir cette vision.

Sans vous demander de mettre cette pratique au cœur de votre vie dès aujourd’hui, je vous invite à vous poser ces questions :

  • Qui vous inspire au quotidien ?

  • Qui vous “nourrit” ?

  • Y a-t-il une ou plusieurs nourritures spirituelles qui vous font grandir ?

Et si vous vous décidez un jour, vous aussi, à pratiquer le tithing, cet acte d’abondance, je serai très intéressée et honorée que vous partagiez votre expérience avec moi.

Téléchargez gratuitement le KIT WAKE UP et retrouvez-moi sur ma page Facebook pour suivre des articles inspirants et des pépites qui vous aideront un peu plus chaque jour à révéler la meilleure version de vous-même !

Un commentaire

  1. Carine 5 juin 2017 à 21 h 44 min

    Bonjour,

    Je trouve cet article très intéressant, car en effet, je me retrouve régulièrement dans une situation où ce que j’ai lu ou entendu résonne en moi, mais ensuite le temps passe et j’oublie.
    Je crois que c’est important d’identifier ce qui nous nourrit spirituellement afin de ne pas oublier notre direction, notre objectif. Notre chemin en croise tellement d’autres, qu’il est facile de se disperser, de se perdre. Prendre le temps de réfléchir à ce qui a réellement inspirer permet de redresser la barre si nécessaire, de corriger le cap, ou d’en changer si c’est notre ressenti profond.
    Cette pratique du tithing m’inspire également. Je ne vais pas la mettre en pratique dans l’immédiat (cette peur également de manquer), sans parler de ma situation instable financièrement ou avec un avenir proche plutôt incertain. Mais je garde l’idée sous le coude !

    Merci pour ce partage, Christine !

Laisser un commentaire